Visite du muséum d’histoire naturelle du jardin des plantes… Blog Animaute

Les jardin des plantes à Paris

Comment aurions nous fait, nous, urbains que nous sommes, pour découvrir des animaux rares voire disparus, étranges, originaux, issus de contrées lointaines, sans la taxidermie? Le 21 mars dernier s’achevait l’exposition photographique de Jacques Vekemans sur les coulisses de l’Art de la taxidermie. Visite dans les coulisses du muséum d’histoire naturelle du jardin des plantes.

Même si cette technique est aussi ancienne que les chasses royales, le mot taxidermie et cet art peuvent choquer. Pourtant, dans l’antiquité, la taxidermie pouvait avoir un caractère sacré. Elle a ainsi permis de découvrir l’anatomie mais surtout de créer de magnifiques collections comme celle du muséum d’histoire naturelle, dans le but d’expositions, d’études et de préservation d’un patrimoine en voie de disparition.

Un mouflon – exposition photographique de Jacques Vekemans

Grâce à ces initiatives, nous avons pu découvrir le dodo, oiseau endémique de l’île Maurice ou le tigre de Tasmanie issu d’Australie.

Le photographe Jacques Vekemans a ainsi suivi pendant près d’une année, le taxidermiste Jack Thiney afin d’immortaliser les coulisses de cette technique ancestrale. Avec le temps, celle-ci a évolué: si les égyptiens utilisaient la technique de l’embaumement, si la paille et le foin étaient utilisés sous Louis XV, si le bois, le plâtre ou le papier à modeler servaient à la fin du XIXe siècle, c’est aujourd’hui le polystyrène et la mousse de polyuréthane qui sont privilégiés.

Les taxidermistes doivent allier connaissances artistiques et anatomiques. Ce métier est la superposition de plusieurs savoir-faire : dissection, croquis, sculpture, soudure, peinture à l’aérographe, travail du cuir, du bois, etc.

En effet, le taxidermiste doit au préalable réaliser des croquis et des relevés sur l’animal. C’est grâce à cela que la structure en polystyrène sera construite au centimètre près et que la peau sera ajustée après avoir été prélevée correctement.

Une série d’images de vingt photographies, exposées en plein air au jardin des plantes, retrace ainsi les différentes étapes du travail sur un mouflon à manchette.

Le muséum regorge de trésors comme le rhinoceros d’Inde de Louis XV, ou bien une caille que le roi en personne a chassée, ou Jocco le Chimpanzé de Buffon, intendant du Roi.

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