L’orque. Blog Animaute

En début de semaine, je vous expliquais ce qu’était devenu Keïko après le film jusqu’à la fin de sa vie. Mais qu’est-ce qu’un orque. Quelles sont ses différences et ses spécificités?

L’orque, aussi appelé épaulard (terme qui lui vient de l’aspect acéré de la nageoire dorsale, terme dérivé à la fois d’épaule et d’espaart qui signifie épée en ancien français), est une espèce de mammifère marin du sous-ordre des cétacés à dents, les odontocètes. Ce cétacé est facilement reconnaissable à sa livrée (couleur) noire et blanche et à la taille de sa nageoire dorsale qui peut atteindre 2 mètres de hauteur chez les mâles.

Une orque dans l'eauLes orques ont une apparence caractéristique avec un dos noir, un ventre blanc et une tache blanche derrière et au-dessus de l’œil. Le corps est puissant et surmonté d’un grand aileron dorsal avec une tache gris foncé en forme de selle juste derrière. Les mâles mesurent entre 7 et 9 m de long (le spécimen le plus grand jamais vu mesurait 9,74 m) et pèsent entre 5 et 8,5 tonnes (le plus lourd spécimen pesait 11 tonnes) ; les femelles sont plus petites, mesurant entre 6 et 7 mètres pour une masse située entre 3 et 4 tonnes (le maximum connu pour une femelle est de 7,5 tonnes). À la naissance, le nouveau-né pèse environ 150 à 220 kg et mesure entre 2 et 2,70 m de long. À la différence de la plupart des dauphins, la nageoire caudaled’une orque est large et arrondie (elle peut mesurer plus de 2,40 m d’envergure). Pouvant mesurer plus de 2 mètres, l’aileron dorsal du mâle est plus grand que celui de la femelle (environ 90 cm). Il a une forme de triangle isocèleallongé tandis que l’aileron dorsal de la femelle est plus court et a la forme d’une faux. Néanmoins cet aileron s’affaisse chez la plupart des orques en captivité.

Cependant, les scientifiques ont constaté qu’il existait des orques de forme naine en Antarctique. Certains spécialistes veulent les considérer comme une espèce à part en les nommant Orca glacialis ou Orca nanus. Mais d’autres refusent de la considérer comme une espèce différente d’Orcinus orca.

C’est un animal très difficile à observer dans son milieu naturel. Les données sur sa longévité et sa maturité sexuelle sont des estimations en ce qui concerne les orques non captives :

  • vitesse maximale : 55 km/h (les scientifiques estiment que certaines peuvent atteindre la vitesse de 65 km/h)
  • espérance de vie maximale : 80 à 90 ans pour les femelles et 50 à 60 ans pour les mâles
  • espérance de vie moyenne : 50,2 ans pour les femelles et 29,2 ans pour les mâles d’après OLESIUK
  • maturité sexuelle : 6 à 10 ans pour les femelles, 12 à 16 ans pour les mâles
  • poids à la naissance : 180 kg
  • taille à la naissance : 2 à 2,70 m ;
  • 60 dents :
    • longueur des dents (dépassant de la gencive) : 4 à 8 cm ;
    • diamètre des dents à la base de la gencive : 2,5 à 5 cm.

Une orque dans l'eauL’orque est une redoutable chasseuse. Son alimentation est essentiellement constituée de poissons (de 62 à 80 kg), de manchotset d’autres mammifères marins (lions de mer, otaries, phoques, marsouins, baleines). Les proportions de ces proies dans le régime alimentaire ainsi que les techniques de chasse employées varient en fonction des populations. Les orques chassent les mammifères marins tels que les phoques et lions de mer en rôdant très près des plages, et en utilisant la technique d’échouage sur le rivage.

La plupart des données sur le cycle de vie des orques proviennent de campagnes d’observation de longue durée portant sur des populations grégaires vivant le long des côtes de Colombie-Britanniqueet de l’Etat de Washington ainsi que d’études menées sur des orques en captivité. Compte tenu de la minutie des études menées et de la nature fortement structurée des groupes d’orques de ces populations, les données dont on dispose peuvent être considérées comme justes et détaillées ; toutefois les groupes d’orques transhumants et ceux vivant dans d’autres océanspeuvent avoir des caractéristiques légèrement différentes.

Les femelles deviennent adultes à environ 15 ans. À partir de cet âge, elles ont des périodes de fertilité espacées de 3 à 16 mois. La durée de la période de gestation est variable, de quinze à dix-huit mois. Les mères donnent naissance à un seul nouveau-né, environ une fois tous les cinq ans. Dans les groupes d’orques grégaires étudiés, les naissances s’échelonnent tout au long de l’année, le pic de naissance se situant en hiver. La mortalité des nouveau-nés est très élevée ; d’après une étude, il semble que près de la moitié décèdent avant d’avoir atteint l’âge de six mois. Les nouveau-nés sont allaités durant 2 ans, mais commencent à se nourrir eux-mêmes à compter de l’âge de douze mois.

Les femelles se reproduisent jusqu’à l’âge de 40 ans ; elles élèvent donc en moyenne 5 nouveau-nés. Les orques femelles vivent en moyenne jusqu’à l’âge de cinquante ans, mais certaines peuvent vivre jusqu’à 80 voire 90 ans dans des cas exceptionnels. Les mâles deviennent sexuellement actifs à l’âge de 15 ans, et vivent environ 30 ans en moyenne, 50 ans dans des cas exceptionnels.

Les orques appartiennent à la même famille que les dauphins, et tout comme ces derniers, sont relativement aisées à dresser. Leur taille imposante, leur beauté et leurs bonds spectaculaires en font des attractions appréciées par les visiteurs des delphinariums.L’orque n’attaque normalement pas l’homme mais exceptionnellement, en captivité, elle est capable de tuer un homme.

En 2010, au SeaWorld Orlando, l’orque Tilikum, qui avait déjà tué son dresseur en 1991 et un homme en 1999, attaque mortellement sa dresseuse Dawn Brancheau durant un spectacle. Depuis 2003 en France, les soigneurs n’ont plus le droit de pénétrer dans le bassin d’une orque. Ce comportement est souvent apparu lorsque l’orque est fatiguée ou montre un stress. Il n’est pas rare aussi que l’orque se rebelle si l’on a trop forcé sur son apprentissage.

Les orques non captives ne s’attaqueront pas à l’homme. Elles n’ont même pas peur des bateaux et s’en approchent souvent. On peut alors les observer sans crainte de se faire tuer. Dans une expédition au pôle Sud au début du XXe siècle, un photographe qui se déplaçait sur la banquise s’approcha d’un groupe d’orques et revint à bord du navire après avoir senti les blocs de glace bouger sous la pression de coups de boutoir des cétacés qui voulaient vraisemblablement le faire tomber à l’eau. Mais des scientifiques ont mis en doute la motivation anthropophage des animaux : n’avaient-elles pu prendre l’homme engoncé dans ses fourrures pour un manchot, voire le chien qui l’accompagnaient pour un phoque? Ces animaux de la famille des dauphins sont capables de percevoir le danger qu’il y aurait à attaquer un être humain.

J’espère que toutes ces petites infos ludiques vous auront servi.

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