Marie B. Artiste peintre

Marie B. est une artiste peintre originaire du Languedoc Roussillon. Passionnée du monde animal, elle peint principalement des portraits originaux de nos boules de poils. Grâce à cette interview, découvrez qui elle est véritablement et immergez vous dans son monde.

« Je m’appelle Marie, j’ai 29 ans et je suis originaire du Languedoc Roussillon. J’ai un baccalauréat en Arts Appliqués et un DNSEP option Art (Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique) de l’école Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon.  Je vis dans le 14°arrondissment de Paris depuis 2011. »

Marie, comment êtes-vous devenue artiste peintre ?

Je dessine et je peins depuis l’enfance, de plus mon père étant potier j’ai été initiée très tôt à la pratique de la céramique. Le modelage et le dessin sont des approches qui sont très intéressantes à travailler simultanément.

A l’adolescence j’ai décidé de m’orienter vers des études de communication visuelle en choisissant de rentrer dans la filière STI Art Appliqués du lycée Ernest Hemingway de Nîmes.

A la fin de mon cursus j’ai ressenti le désir de développer une démarche artistique qui me soit plus personnelle. Une fois mon baccalauréat en poche je me suis donc inscrite à l’école Nationale des Beaux-Arts de Lyon, où j’ai obtenu mon DNSEP après 5 ans d’études.

 

Comment étaient vos débuts en tant qu’artiste anglo-français?

Ce n’est pas une ligne droite, il y a eu des bifurcations, il a fallu expérimenter beaucoup de choses afin de trouver un milieu et une manière de travailler dans lesquels ma personnalité artistique puisse s’épanouir.

 

 

Combien de temps peignez-vous par jour ?

Je me fixe une base de 3 heures de pratique plastique par jour le matin, sans compter les recherches théoriques. C’est le moment de la journée où j’ai l’esprit le plus libre. Je me sens plus clairvoyante et disponible pour regarder d’un regard neuf la production de la veille et être en mesure de faire évoluer les « trouvailles ». Garder une continuité est important, car c’est comme ça que je vois mon travail progresser. Faire des pauses régulières et partir se ressourcer au vert aussi fait partie de mon processus de création. Le temps où on ne travaille pas directement dénoue souvent certains blocages, et ouvre de nouvelles voies.

Qu’est-ce qui vous a poussé à croire en votre art ?

C’est le plaisir que je prends à faire constamment de nouvelles découvertes qui est mon moteur principal. C’est une recherche de justesse aussi, aller à l’essentiel pour qu’une forme s’anime et se mette à fonctionner en autonomie, sans nécessairement être obligé de donner d’explication. Ça marche ou ça ne marche pas. On ne peut pas tricher.

Comment choisissez-vous vos modèles ?

C’est le hasard des rencontres, et l’envie qu’elles déclenchent. Il n’y a pas de critères spécifiques, mais de manière générale je privilégie mes proches où en tout cas des sujets qui me sont familiers.

Pourquoi avoir choisi de peindre des portraits d’animaux ?

J’ai toujours eu une affinité avec le portrait, humain ou animal. Il y a l’idée de capter la vie, l’organique, d’essayer de lire dans les regards. Je m’intéresse à la part animale, inconsciente et archaïque de l’homme. Regarder vivre les animaux révèle pas mal de chose sur la nature humaine.

anglo-françaisQuelle est la différence entre un artiste amateur et professionnel ?

Il me semble que c’est la manière de vivre. Pour l’artiste professionnel l’activité artistique conditionne l’ensemble du quotidien, tandis que pour l’artiste amateur la pratique se greffe sur le quotidien. La démarche de l’artiste professionnel n’est pas tellement éloignée de celle du chercheur.

 

 

Dans quelles conditions préférez-vous peindre?

Au calme dans mon atelier. Mais j’ai toujours un carnet de croquis sur moi et selon les phases, je dessine un peu partout. Les portraits, les natures mortes et les intérieurs sont mes modèles de prédilection. Le plaisir du dessin est essentiel pour moi.

De quelle œuvre êtes-vous la plus fière ?

Cela évolue, même si j’ai des préférences pour certains dessins ou certaines peintures elles font toutes partie d’un même mouvement. Je n’ai pas un rapport particulièrement fétichiste avec mon travail. Une fois les images réalisées je suis contente de les laisser vivre leur vie ailleurs.

 Pouvez-vous nous raconter une anecdote de votre parcours?

L’idée de réaliser des portraits d’animaux de compagnie m’est venue il y a un an. Je vivais alors au cœur du Berry, dans une ancienne abbaye cistercienne qui avait été transformée en résidence d’artiste. L’un des deux pigeonniers avait été aménagé en atelier pour travailler le métal et l’autre en poulailler. Un jour j’y ai trouvé un poussin d’à peine quelques jours qui était blessé et dont la mère avait disparu, je m’en suis donc occupé. Il s’est très vite rétabli et s’est même révélé un excellent animal de compagnie. J’ai réalisé un grand nombre de portraits de lui, et je me suis rendu compte que le fait de vivre en intimité avec un animal donnait à mes images plus de force. Alors j’ai continué sur cette lancée.

Portrait cheval

 

Contact: portraits.marieb@gmail.com

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